De plus en plus plébiscitée, la pratique de la méditation se révèle un atout efficace pour relâcher la pression face à nos rythmes de vie effrénés. À la maison, à l’école ou en salle, un temps pour soi pour contrôler ses émotions négatives et recentrer son esprit. Pour en savoir un peu plus, nous avons demandé quelques précisions à Malak Bennis, coach en développement personnel, hypnothérapeute et instructrice de méditation de pleine conscience.

Qu’est-ce que la méditation ?

Méditer, c’est surfer sur les vagues de son esprit plutôt que se laisser submerger et entrainer par un incessant flux de pensées. C’est également contempler notre fonctionnement, nos émotions, nos craintes. De cette façon, nous les apaisons. Si nous prenons le temps de ne pas réagir pendant quelques instants à ce que nous raconte le mental, nous cessons d’alimenter les pensées qui nous parasitent, et elles finissent par disparaître… Méditer c’est aussi se connecter au fait que nous sommes vivants à cet instant, c’est ressentir comment la vie se déploie dans notre corps et esprit. Cela permet d’être plus conscient des bonheurs simples mais tellement précieux de la vie. Nous savons tous quelles sont les bons aliments à consommer pour notre corps, quels médicaments prendre pour le soigner, mais on ne nous enseigne pas comment prendre soin de notre esprit et comment apaiser l’agitation du mental. La méditation est l’hygiène qui apporte de la douceur à l’esprit.

Comment arriver à faire le vide ?

Les personnes qui débutent s’attendent à vider leur esprit. Notre esprit est en activité permanente, il ne peut pas être vide, et c’est tant mieux, cela prouve que nous sommes vivants ! J’explique souvent aux personnes qui participent à mes stages, que la méditation de pleine conscience va leur permettre de mettre de l’ordre dans leur idée, et d’éteindre le son du vacarme intérieur et ce pour mieux vivre avec soi-même.

Quels sont les bienfaits de la méditation ?

Réduire l’anxiété, améliorer la concentration, retrouver un bon sommeil… Des méditations comme la méditation de pleine conscience sont particulièrement recommandées par l’Organisation mondiale de la santé. Aux Etats-Unis, des centres de recherches scientifiques y sont dédiés. En France, lorsqu’elle est prescrite par le médecin, une partie est prise en charge par la sécurité sociale.

Quelques conseils à donner pour apprendre à méditer ?

Il est possible de méditer partout, même lorsque vous faîtes la queue au supermarché ou que vous faites votre footing. Novak Djokovic, médite en jouant au tennis ! Ceci étant dit, je préconise à celles et ceux qui découvrent la pratique, de commencer d’abord par prendre des cours car il y a une méthode spécifique à suivre qui comprend la gestion des émotions et des pensées qui surgissent. Dans le cas où il n’y a pas de cours possibles à suivre, je conseille de commencer à méditer dans un endroit très calme, assis sur une chaise ou un tapis, et de se concentrer sur les sensations de respiration, puis les sensations le long du corps, et d’ouvrir ses 5 sens : qu’est ce que j’entends, vois, touche…en ce moment, et sans jugement. Lorsque c’est bien fait, cela apporte un très bel apaisement.

Bio : Malak Bennis s’est formée à la méditation à l’hôpital Sainte-Anne de Paris et depuis l’enseigne à travers les stages qu’elle organise pour des particuliers et auprès d’entreprises qui s’intéressent de plus en plus à cette pratique. Durant son accompagnement elle inculque l’acceptation, le lâcher prise, la bienveillance envers soi. Infos : +212 666 161 873

Petit guide de la méditation

Il est possible d’aborder la pratique de la méditation chez soi simplement, à raison d’un quart d’heure deux à trois fois par semaine. Le matin, pour débuter la journée de bon pied, le soir pour se débarrasser des tensions accumulées et même en milieu de journée, pour recharger les batterie : c’est comme bon vous semble !

  1. Trouver un espace calme dans une pièce silencieuse face à un mur, pour être distrait au minimum et installer son tapis.
  2. Se créer une atmosphère apaisante. Allumer une bougie, faire brûler de l’encens, choisir une musique douce sans parole sont quelques moyens de se créer un cocon autour de soi. Attention, on préfère porter des vêtements amples et surtout, pas de chaussures !
  3. Prenez un temps pour vous relaxer allongé(e) sur le dos. Respirez calmement par le nez et relâchez le ventre. Laissez-le gonfler à l’inspiration et repoussez l’air à l’expiration en creusant le ventre, calmement.
  4. Relevez-vous et trouvez la position qui vous convient. L’idée n’est pas de souffrir le martyre ! Pour la position du lotus, assis sur un coussin ferme, vous pouvez croiser les jambes et maintenir les genoux au sol, les plantes de pieds vers le ciel. Vous pouvez également adopter la position du demi-lotus avec une jambe reposée à plat sur le mollet de l’autre ou opter pour la « position du bonheur », la plante de chaque pied insérée entre la cuisse et le mollet de l’autre jambe.
  5. Toujours penser à garder le dos droit en cambrant légèrement les reins pour déployer la colonne vertébrale. Rentrez légèrement le menton, relâchez les épaules et placez vos mains « en coupe » contre votre abdomen, trois doigts à l’horizontal sous le nombril. Les pouces se touchent par le bout pour que les mains prennent la forme d’un œuf, symbole de l’origine de la vie.
  6. Apprenez à respirer. Il est recommandé de se concentrer sur la zone de la « porte des narines », du bout du nez à la lèvre supérieure et de prendre conscience de sa respiration. Fluide ou saccadée, laissez là aller à son rythme jusqu’à ce qu’elle ralentisse.
  7. Prenez conscience de votre corps et de vos appuis. Des talons aux mollets jusqu’aux fesses, puis les omoplates, les bras, l’arrière du crâne… Visualisez chaque partie de votre corps et laissez les articulations se détendre, le tout, les yeux mi-clos. Vous êtes prêts !
  8. Enfin, laissez les pensées surgir sans les forcer, ni les retenir. Observez-les et laissez les glisser, comme les images d’un film qui apparaissent et disparaissent.