© Bêka & Partners, « Homo Urbanus Rabatius », Ila Bêka et Louise Lemoine.

Inaugurée en grande pompe, la première édition de la biennale de Rabat réunit du 24 septembre au 18 décembre près de 63 artistes et collectifs, à travers toute la capitale.

« Intitulée “Un instant avant le monde”, la proposition curatoriale de cette première édition entend contribuer à redéfinir l’art et ses paradigmes en partant du Sud et de Rabat, désignée « Ville lumière » et capitale culturelle du Maroc. Grâce au dialogue entre les disciplines – allant des arts visuels et de l’architecture à la danse et la performance -, la biennale ouvre une réflexion sur l’urgence de la création, en examinant les raisons, les révoltes, les moments décisifs qui poussent les artistes à passer à l’action et à contribuer à l’histoire », annonce la Fondation Nationale des Musées (FNM) dans un communiqué.

biennale rabat

Initiée en collaboration avec Abdelkader Damani, commissaire général invité, cette biennale dévoile donc une programmation riche et pluridisciplinaire pour faire de la capitale, une véritable galerie à ciel ouvert. Un événement majeur dans la ville à ne pas rater. La preuve par 4.

1- L’exposition internationale

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Dédiée aux artistes femmes, elle est répartie dans plusieurs lieux culturels de Rabat et réunit près de 63 artistes et collectifs d’artistes, issues de 27 nationalités différentes et de nombreuses disciplines.

2- Projection

Parmi les moments forts de la biennale, un hommage vibrant est rendu à la cantatrice égyptienne Oum Kalthoum, la première artiste sélectionnée par le commissaire, à travers la projection de son concert mythique à Rabat en 1968 comme préambule à toute l’exposition.

3- Les cartes blanches

Trois cartes blanches sont présentées au sein de la biennale. Première carte dédiée aux arts plastiques, dévoilée au Musée Mohammed VI, où l’artiste Mohamed Elbaz convie 6 artistes de la jeune scène marocaine sous le thème de la forêt : Saïd Afifi, M’barek Bouhchichi, Safaa Erruas, Maria Karim, Youssef Ouchra et Ilias Selfati. Viens ensuite une carte réservée au domaine du cinéma avec la réalisatrice et directrice de la Cinémathèque marocaine Narjiss Neijjar qui établit une programmation de projections et master class. Enfin, pour clôturer la biennale vient le volet littéraire avec l’invitation lancée aux écrivaines, poétesses et essayistes autour d’un « Parlement des écrivaines » sous l’égide de Faouzia Zouari et Sanae Ghouati pour une exposition sonore originale qui se donne pour jeu de réécrire le monde
« un instant avant ».

4- Arts urbains

« Au Maroc, le street art est en plein essor, autant dans sa forme endémique et instinctive que via des évènements organisés qui ont permis d’attirer quelques-uns des plus grands noms internationaux au royaume et de voir émerger des véritables signatures locales. Des évènements qui ont réussi à faire figurer certaines villes marocaines dans les meilleurs classements internationaux des destinations street art du monde. Cette forme artistique a démontré sa capacité à – non seulement embellir les lieux qu’elle investit – mais également à faire réagir, réfléchir et ouvrir le dialogue », dévoile la FNM dans son communiqué. Résultat ? Le street artiste Futura et cinq artistes marocains – Ghizlane Agzenai, Yassine Balbzioui, Mehdi Zemouri, Iramo Samir et Ed Oner – réaliseront un ensemble d’œuvres au parc Hassan II.

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Le mot de la fin ? Durant trois mois, la Biennale investit donc les hauts lieux artistiques de la ville comme le Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain (MMVI), la Villa des arts, l’Espace Expressions CDG et les espaces d’expositions du Crédit Agricole et de la Banque Populaire. À découvrir aussi, les espaces associés comme le Parc Hassan II, Abla Ababou Galerie, Kulte Gallery & Editions et bien d’autres… Des arts visuels, à l’architecture, en passant par la danse et performances originales, une première biennale rbatie haute en couleurs qui vient confirmer le statut de « ville lumière » de la capitale.

Du 24 septembre au 18 décembre, Rabat.