Aussi décriée qu’adorée, la capitale économique opère depuis plusieurs années une transformation à 360° avec l’éclosion de nombreux chantiers de réhabilitation et l’arrivée de nouvelles infrastructures dans plusieurs hot spots de la ville. Objectif ? Redorer la blason d’une cité bouillonnante de créativité, en la hissant au rang de métropole mondiale. Si tous les projets ne sont pas encore complètement finalisés, Casablanca offre déjà à celui qui veut bien y jeter un coup d’œil, une foule d’opportunités pour se cultiver, sortir, se balader…. Retour en images sur les nouveaux visages de la ville blanche, pour rêver d’un futur casablancais toujours plus ensoleillé.

La Corniche

Située entre le Morocco Mall et l’hôtel Suisse, l’extrémité de la Corniche dévoile désormais 3,5 kilomètres de parcours piéton entièrement rénovés. Avec ses accès facilités aux joggeurs, aux vélos mais aussi aux patins à roulettes et rollers, le réaménagement de la promenade a été divisé en plusieurs pôles. Premièrement, le pôle balnéaire (avec ses accès directs à la plage), complété d’aires de repas, de toilettes publiques, d’un espace de sport en plein air, mais également de services de location de parasols et de surveillance des plages. En second, vient le pôle naturel, avec une aire de repas et des kiosques d’informations et de sensibilisation autour de l’environnement. On termine par le pôle festif agrémenté de restaurants et cafés, d’unités sanitaires et lieu de spectacle, comme l’indique la société de développement local (SDL) Casa Aménagement chargée de mener à bien l’ensemble du projet sur son site. Au total ? 20 kiosques de loisirs mais aussi l’implantation de 140 poubelles, 120 bancs et près de 13 blocs sanitaires pour faire de ce bout de littoral, un nouvel arrêt incontournable, familial et sécurisé, face aux embruns de l’Atlantique.

La fôret de Bouskoura

Implantée à seulement 10 km de la ville, la forêt de Bouskoura s’inscrit comme la destination favorite des casablancais pour une escapade weekend en famille. Cabanes dans les arbres, premiers apprentissages du vélo sans les roues, pique-niques dominicaux…, qui n’a jamais eu un souvenir d’enfance gravé dans ce royaume fait d’eucalyptus ? D’une superficie de 2 992 hectares, le domaine a vu aujourd’hui son paysage transformé grâce à l’apparition d’un projet d’aménagement récréatif destiné à offrir un milieu naturel, sain et accueillant à tous les citadins en mal d’air pur, tout en assurant une gestion durable de l’écosystème forestier. Entre dimension sportive, éducative, et culturelle, il dévoile plusieurs espaces divisés atour de quatre secteurs : l’évasion sportive, la sensibilisation, la connaissance de la faune et la flore, et l’exploration du biorythme forestier.

Une transformation qui s’accompagne également d’un nouveau circuit pour se balader à pieds ou à vélo, d’un parcours avec des aires de jeux, d’un restaurant, de sanitaires mais aussi d’une « Maison de l’écologie et des écosystèmes », selon le site la SDL Casa Aménagement. Visiter la volière, observer les oiseaux du mirador, se reposer à l’ombre des pins ou déambuler dans le village des maisons en bois sur pilotis : c’est tout un nouveau monde que dévoile la forêt de Bouskoura entre jeux et balades bucoliques. Et si on allait se créer de nouveaux souvenirs ?

La promenade Maritime de la Mosquée Hassan II

Particulièrement agréable, cette promenade d’un kilomètre et demi part de la pointe du phare d’El Hank, passe par le parvis de la Mosquée Hassan II et s’étend jusqu’à la Marina. Bordée par l’océan, elle permet de s’octroyer un bon bol d’air frais, de faire du vélo, de pêcher, de courir, de jouer et même de se muscler ! Près de 13 hectares y sont aménagés avec des espaces verts, des bancs, des jeux pour enfants, des équipements sportifs, une piste cyclable et quelques espaces ombragés. A venir, les kiosques et les sanitaires prévus dans le projet initial ne sont pas encore ouverts. Une sortie parfaite pour les familles où chacun y trouve son bonheur !

Le parcours Street art

« Hajja » portant sur son dos la médina, robots futuristes, visages berbères revisités… Depuis plus de 5 ans déjà, les murs de la capitale économique se voient prendre d’assaut par une armée d’un tout nouveau genre : le street-art. Initiées par l’association EAC-L’Boulevart et son festival «Sbagha Bagha», ces manifestations colorées imaginées en collaboration avec des graffeurs renommés du Maroc et de l’étranger, bousculent les codes avec des fresques géantes dispersées à travers tous les quartiers de la ville. Du boulevard Zerktouni, à la place de la Victoire, en passant par le Stade Mohammed V, le quartier El hank ou encore le boulevard Moulay Youssef, Casablanca se dessine désormais aux rythmes de ces « graff » colorés, dont certains sont déjà devenus cultes. Une exploration autour des arts graphiques qui fait désormais partie intégrante du paysage urbain, pour le plus grand bonheur des casaouis.

le grand théâtre CasArts

Le grand théâtre de Casablanca se situe en plein cœur du quartier historique de la métropole, et se présente comme étant l’un des plus importants complexe culturel d’Afrique et du monde Arabe. Le concours international qui eut lieu en juillet 2009 pour bâtir cet édifice vit les projets de grands noms du design : Zaha Hadid, Franck O. Gerhy, Rem Koolhaas, Aziz Lazrak et Christian de Portzamparc avec Rachid Andaloussi. Ce sont ces-derniers qui finalement remportent ce concours en proposant un théâtre composé de plusieurs pavillons à l’image d’une médina dans la ville : « Au lieu d’un objet architectural autonome, univoque, cet ensemble fluide se joue de la symétrie sans s’y opposer, et invite à pénétrer dans l’ombre d’un autre univers intérieur, en ouvrant plusieurs failles et entrées, fines, attirantes, vers une grande et haute galerie publique traversante, formée de piliers incurvés de staff rouge. Au centre, l’un des pavillons est une grande porte, un lieu d’entrée exceptionnel où l’on vient s’abriter du soleil. C’est aussi une scène de théâtre de plein air : les portes s’écartent, la scène de spectacle apparaît et la place peut être investie par le public. CasArts est ainsi un dispositif scénographique urbain transformable » expliquent-ils. Espace multidisciplinaire dédié à tous les arts de la scène : théâtre, danse, musique, comédie musicale…, ce haut lieu de culture pourra accueillir tout au long de l’année, des manifestations et spectacles culturels et artistiques de dimension internationale. Le projet comprend la promotion de l’art et des artistes marocains mais également l’organisation de résidence entre artistes locaux et artistes venant des quatre coins du monde. Si les travaux sont en cours d’achèvement et pratiquement terminés, malheureusement la direction artistique de ce complexe reste indécise et le début de la programmation ne commencera sûrement pas avant 2020. Casarts comprend le plus grand théâtre d’Afrique avec une salle polyvalente de 1800 places, une salle de théâtre modulable de 600 places, une salle de musiques actuelles de 300 places, des salles de répétition ouvertes au public, salles de réunion, et prévoit des commerces, restaurant, café, cyberespace, librairie, salle d’exposition et galerie d’art.

Le zoo de Aïn Sbaâ

Il serait terminé et en phase de décoration, pour un ouverture fin 2019… Le zoo de Casablanca qui a vu le jour en 1928, a été fermé définitivement en 2014. Plusieurs années de travaux pour reconstruire entièrement un parc zoologique digne de ce nom, c’est ce que vise le projet de réaménagement en proposant un concept de dernière génération avec zoo-immersion. S’étalant sur une superficie de 10 hectares, le parc sera composé de trois zones géographiques représentant l’Afrique, l’Asie et l’Amérique. 45 espèces d’animaux y seront présentés et les infrastructures comprendront une ferme pédagogique, deux grands espaces de promenade, un restaurant, un magasin et deux kiosques. Le projet intéresse les casablancais à plus d’un titre, car outre l’espace dédié au zoo proprement dit, il comprend également une grande partie boisée de 5 hectares et un parc de jeu d’une superficie de 2,5 hectares. Ce serait donc la nouvelle destination plaisir et détente de la ville, et son second poumon vert en superficie après le Parc de la Ligue Arabe.

Le parc archéologique de Sidi Abderrahmane

Terminé mais pas encore inauguré, le parc archéologique se situe sur le site de l’ancienne carrière de Sidi Abderrahmane. Cet emplacement n’est pas dû au hasard puisque c’est l’endroit où a été découvert en 1955 une mandibule fragmentaire humaine, qui remonte à plus de 200.000 ans, dans la grotte de littorines exactement. Les recherches et les fouilles sur le site ont également livrés des milliers d’outils, de pierres taillées, ainsi qu’une riche faune fossile. Ce grand patrimoine de Casablanca est connu à l’échelle mondiale. Le parc va donc mettre en valeur les vestiges et les découvertes des sites préhistoriques de Casablanca et favoriser la recherche et les fouilles en cours. Si au départ le projet était d’y construire un musée archéologique, c’est un parc qui finalement y prend place, aménagé sur une superficie de 5 hectares. Il comprend 2 parcours. Le premier compte 1200 mètres dédiés à la découverte et à l’apprentissage, mettant en scène les points culminants du site : le Cap Chatelier, la Grande Falaise, la Grotte des Ours. Le second parcours s’étend également sur 1200 mètres dédiés à l’animation et comprenant 5 ateliers : initiation à la fouille archéologique, taille des outils préhistoriques, feu, chasse, sculptures et empreintes des animaux. Enfin, un centre d’interprétation finalise les installations, avec l’administration, une salle d’exposition permanente, un hall d’accueil avec boutique, un espace multimédia, un laboratoire et des archives.

Le Parc de la Ligue Arabe

Véritable poumon vert dans la ville, le mythique parc de la Ligue Arabe (appelé aussi Parc Yasmina) subit depuis plusieurs années un lifting en profondeur. Construit en 1919 sous le protectorat français et après un vaste projet de réhabilitation débuté en janvier 2016, il dévoile aujourd’hui près de 30 hectares de promenade et de loisirs bordés d’allées fleuries, de bassins et…de poubelles ! Si l’ouverture officielle n’a pas été encore annoncée, la balade elle, vaut déjà le détour.

Création d’espaces de jeux pour enfants, restauration des plantations, réaménagement d’infrastructures, implantation de bancs, lieux de restauration…, les deux parties du parc ont également été réunies pour offrir aux Casablancais une escale verdoyante flambant neuve au cœur de la ville. On aime ? Les allées propres et boisées, l’aspect sécurité largement renforcé avec la présence de nombreux gardiens mais aussi la mise en œuvre de systèmes intelligents pour l’utilisation des ressources naturelles. Tout bon ! Une seule crainte, que cette transformation peine à durer dans le temps. Pour l’instant, si une zone du parc reste encore fermée au public, c’est toute une tranche qui est déjà accessible pour tous les badauds, de 9h jusqu’à 20h. À nous désormais d’en prendre soin !

À venir…

La réhabilitation de la coupole « kora ardia » et de son passage souterrain ou encore la reconversion du vélodrome en un parc urbain. Un conseil avant de pouvoir profiter de ses nouveaux aspects de la ville ? S’armer de patience !