Elève préparant l'exposition des travaux d'étudiants... Photo M. Melehi. Archives Famille Chabaa.jpeg

Retour sur ces expositions à visiter sans plus tarder ! Pour prendre le temps de s’interroger, d’admirer et de rêver parce que l’Art a toujours quelque chose à nous transmettre.

MARRAKECH
« New Waves : Mohamed Melehi et les archives de l’École de Casa »

© Archives Toni Maraini

Après une escale par Londres, cette exposition rétrospective nous entraine dans les confins créatifs de l’artiste Mohamed Melehi et de ses travaux emblématiques des années 1950 aux années 1980. Une déambulation chronologique qui retrace l’âge d’or d’une figure de l’art contemporain et de l’avant garde marocaine, à travers un parcours coloré, richement documenté, entre œuvres et archives inédites. Une expédition iconographique pour remettre en perspective l’influence de Melehi et de l’École de Casa dans et hors du Maroc, à travers trois métropoles explorées au cours de sa carrière : Rome, New-York et Casablanca. Tirages originaux tirés de sa période de photographe, musée « Afro-berbère » peuplé d’objets puisés dans les collections du Musée Tiskiwin-Bert Flint de Marrakech, mais aussi films documentaires… L’occasion unique de redécouvrir une des pages de l’histoire des arts postcoloniaux à travers les « vagues » et les expérimentations géométriques d’un artiste multi-facettes, tour à tour photographe, éditeur, designer, affichiste, muraliste et peintre. Du Melehi oui, mais comme on ne l’a jamais vu.

Jusqu’au 5 janvier 2020 – MACAAL- Al Maaden, Sidi Youssef Ben Ali, Marrakech, – +212 676 924 492

MARRAKECH
« Les rencontres de la photographie »

Et si on s’offrait une virée autour de la photographie d’art ? C’est une rencontre au sommet du 8ème Art que propose d’expérimenter cette seconde édition des Rencontres de la photographie de Marrakech dans plusieurs lieux forts de la ville ocre. Une exposition plurielle pensée comme une plateforme d’échanges autour de diverses cultures, mettant à l’honneur la jeune photographie marocaine, africaine mais aussi nippone, pays invité d’honneur. Entre expositions, rencontres, projections et débats, au total, pas moins de 60 photographes du monde entier rassemblés au sein de quatre lieux d’expositions et de plusieurs vernissages. On adore aller admirer la carte blanche de l’artiste Miki Nitadori à travers les œuvres d’artistes contemporains de renommée internationale arrivés tout droit du pays de Soleil-Levant, mais aussi redécouvrir les lumières du Maroc avec l’hommage au photographe Michel Nachef et ses clichés surannés. Un rendez-vous artistique à vivre comme un voyage sur pellicule.

Du 14 au 20 octobre – Palais El Badi, Dar Bellarj, Le 18, Galerie 127, Riad Denise Masson, Musée YSL, Galerie Comptoir des Mines, Maison de la Photographie, Marrakech.

RABAT
« Biennale : un instant avant le monde »

© Bêka & Partners, «  Homo Urbanus Rabatius », Ila Bêka et Louise Lemoine.

Inaugurée en grande pompe le 24 septembre dernier, la première édition de la Biennale de Rabat initiée par la Fondation Nationale des Musées en collaboration avec Abdelkader Damani, commissaire général invité, a su attirer de nombreux curieux depuis son commencement ! Des arts visuels, avec son exposition internationale, à l’architecture, en passant par la danse et des performances originales ; cette biennale composée également d’un triptyque de cartes blanches et de programmations diverses est venue plus que jamais confirmer le statut de « ville lumière » de la capitale. À découvrir encore jusqu’au 18 décembre :  avis aux retardataires !

Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain, galerie CDG, musée d’Histoire et des Civilisation, Villa des Arts, galerie Banque Populaire, bibliothèque Nationale du Royaume, Parc Hassan II, Rabat.

CASABLANCA
« À la lumière des corps »

Quand Majida Khattari revisite la peinture orientaliste à travers des œuvres photographiques et mises en scène, cela donne des clichés évanescents qui entrainent le visiteur entre fantasme et réalité. Et c’est le théâtre du Manège, scène nationale de Maubeuge en France qui devient le terrain de jeu de l’artiste en enracinant ses clichés dans une théâtralité imageant à la perfection une certaine idée de l’esthétique.  Un univers à part, où la tragédie joue avec les codes du beau, à admirer sans modération entre les murs de la galerie de l’Atelier 21.

Jusqu’au 5 novembre – Atelier 21 – 21, rue Abou Mahassine Arrouyani, Casablanca – +212 522 981 785

MARRAKECH
« Jacques Azéma : une aventure poétique »

C’est une exposition délicate dédiée au peintre Jacques Azéma, artiste français et marocain d’adoption arrivé sous les cieux de la ville ocre en 1930, que nous invite à découvrir le musée marrakchi au sein de sa salle d’exposition temporaire. En découle une rétrospective onirique d’une quarantaine de dessins oubliés, s’articulant autour de trois thèmes majeurs : les recherches géométriques, les scènes de genre et l‘homme. Doux et sublime.

Du 27 octobre au 4 février 2020 – Musée Yves Saint Laurent, Marrakech +212 524 298 686

RABAT
« Figures du double »

Voir la face cachée des objets présents dans la nature, c’est le don de Seloua Ejjennane, artiste autodidacte qui nous entraine à travers cette exposition dans son univers fantasque et décalé, peuplé de créatures recyclées. Céramique, porcelaine, ferronnerie, bouchons viennent alors habiller des matériaux divers en verre, renvoyant eux-mêmes « à la fragilité de l’existence ». Rafraîchissant !

Jusqu’au 8 novembre – Villa des Arts de Rabat –  10, rue Beni Mellal, angle avenue Mohamed V. Hassan, Rabat.